“Some people never go crazy, what truly horrible lives they must live” - Charles Bukowski

Wednesday, June 28, 2006

Phenicien

"Si je rappelle aux miens nos aieux pheniciens,
C'est qu'ils n'etaient alors, au fronton de l'histoire,
Avant de devenir musulmans ou chretiens,
Qu'un meme peuple uni dans une meme gloire."

Charles Corm

Wednesday, June 14, 2006

La Poesie de Nadia Tueni

Beyrouth

Qu'elle soit courtisane, érudite, ou dévote,
péninsule de bruits, des couleurs, et de l'or,
ville marchande et rose, voguant comme une flotte
qui cherche à l'horizon la tendresse d'un port,
elle est mille fois mort, mille fois revécue.
Beyrouth des cents palais, et Béryte des pierres,
où l'on vient de partout ériger ses statues,
qui font prier les hommes, et font crier les guerres.
Ses femmes aux yeux de plages qui s'allument la nuit,
et ses mendiants semblables à d'anciennes pythies.
A Beyrouth chaque idée habite une maison.
A Beyrouth l'on décharge pensées et caravanes,
flibustiers de l'esprit, prêtresses ou bien sultanes.
Qu'elle soit religieuse, ou qu'elle soit sorcière,
ou qu'elle soit les deux, ou qu'elle soit charnière,
du portail de la mer ou des grilles du levant,
qu'elle soit adorée ou qu'elle soit maudite,
qu'elle soit sanguinaire, ou qu'elle soit d'eau bénite,
qu'elle soit innocente ou qu'elle soit meurtrière,
en étant phénicienne, arabe ou routière,
en étant levantine, aux multiples vertiges,
comme ces fleurs étranges fragiles sur leurs tiges,
Beyrouth est en orient le dernier sanctuaire,
où l'homme peut toujours s'habiller de lumière.




Cédres

Je vous salue,
vous qui êtes,
dans la simplicité d'une racine,
avec la nuit pour chien de garde.
Vos bruits ont la splendeur des mots,
et la fierté des cataclysmes.
Je vous connais,
vous qui êtes,
hospitaliers comme mémoire;
vous portez le deuil des vivants,
car l'envers du temps, c'est le temps.
Je vous épèle,
vous qui êtes,
aussi unique que le Cantique.
Un grand froid vous habille,
et le ciel à portée de branche.
Je vous défie,
vous qui hurlez sur la montagne
usant les syllabes jusqu'au sang,
Aujourd'hui c'est demain d'hier,
sur vos corps un astre couchant.
Je vous aime,
vous qui partez avec pour bannière le vent.
Je vous aime comme on respire,
vous êtes le premier poème.

Tuesday, June 06, 2006

Where's my goatee?

Friends,

I wish to share the most trivial of existential problems with you on this sunny Tuesday. On Friday night, as I was making myself pretty for a night out on the town, I proceeded to shave my Middle Eastern 3-day beard. However, eagerness and a lack of concentration got the better of me, and I encroached upon my beloved goatee.

I have had a goatee since I was 15 (so did the rest of my class at school, we're Lebanese remember). I, however, have remained attached to it ever since. I have shaved it off completely perhaps twice in the intervening years. I feel completely defenseless without it. Friends, colleagues and even club bouncers have mocked the new me.

Hoping the one-week beard will start to show soon.

Thank you for your support in this most trying of times.

Friday, June 02, 2006

Hilarious DUI